10 février 2015

En Automne, envoie du bois !



     Je concentre désormais mes efforts à l'intérieur du bateau, une fois tous les éléments préfabriqués, il faut bien s’atteler à l'assemblage des pièces du puzzle. Enchaîner ces différentes petites étapes de greffage fait du bien, ça se concrétise !


Nouveau puits de dérive bâbord greffé dans le bateau.

Les nouveaux flancs de puits de quille et le ballast réparé.


     Les réparations et reconstructions intérieures sont désormais terminées, je vais pouvoir fermer la boîte en greffant le roof.


Le gros du travail à l'intérieur du bateau est derrière nous !
Mini Maxi agrandi par le mode panoramique...


     Une fois la “casquette” (partie arrière du roof) finalisée et les derniers petits renforts mis en œuvre, les stratifications sur le pont sont finies. Je me projette de plus en plus à faire marcher le bateau en finalisant le plan de pont, ça motive ! 


Roof greffé, casquette finalisée et pont entièrement poncé, fin des strats à l'endroit !


     Il est désormais temps pour moi de ranger mon costume de stratifieur pour enfiler celui du peintre. En réalité je m'habille toujours avec les mêmes fringues le matin et je ponce toujours autant, mais je n'applique plus les mêmes produits !


Apprêt de la quille


     Donnant un coup de main à la préparation des safrans du Class 40' d'Alan Roura pour la Route du Rhum, les appendices oranges du 716 sont les premiers à être recouverts de leur peinture définitive.


   
Peinture finale des safrans et de la quille...


     Le pont est le suivant sur la liste en commençant par une couche d'apprêt qui servira d'interface entre le stratifié carbone/époxy et la peinture définitive. Le bateau est de nouveau immaculé à l’extérieur et ça fait une sacrée métamorphose !



Le pont apprêté, étape suivante la peinture de finition.


     
     A l'intérieur, les zones centrales du bateau ont également eu le droit à une (très légère...) couche de blanc pour plus de luminosité.





     Une fois le pont apprêté il est temps de retourner le bateau. Au menu quelques petites stratifications d'assemblage à l'intérieur plus simples à faire dans ce sens-là (typiquement les jonctions au plafond), la reconstruction et/ou le renforts à appliquer sur la coque et surtout LE gros dossier : reprendre la géométrie de la carène.


Recette d'un retournement réussis : 2 tréteaux de maçon, 1 bastaing costaud, 1 palan de grand'voile, 1 trans-palette et surtout 3 poilus avec des gros bras !


     Une fois à l'envers il s'agit de faire preuve de philosophie, de persévérance, d'abnégation, d'un regard aiguisé, et de beaucoup d'énergie...

En résumé, il faut PONCER, PONCER et PONCER !


à poil !

En image...



Et en vidéo !


     Une fois le bateau entièrement mis à nu, on identifie toutes les zones en creux de la carène pour venir faire des retouches. Les Minis font 6,50m de long et 3m de large et restent à échelle humaine mais quand il s'agit de tout poncer à la cale (à la main) plusieurs fois jusqu'à obtenir le résultat escompté, ça finit par être immense !
     

     Le temps à consacrer à la tâche dépend essentiellement du niveau de finition attendu, j'y ai passé un peu plus de 15 jours à temps plein - apprêt et ragréage compris. Je suis heureux que mes épaules et mes coudes fonctionnent de nouveau de manière normale aujourd'hui, ce n’était pas franchement gagné certains soirs d’automne...

Ça va glisser !





     Une fois la coque recouverte de sa dernière couche d'apprêt, le bateau va pouvoir de nouveau être retourné, place aux laques définitives !





2 février 2015

Voilà l'été, voilà l'été !

J'aperçois le soleil, les nuages filent et le ciel s'éclaircit... ou presque !     



Pas question de se laisser gagner par la torpeur estivale sur le chantier de Pluvigner. Une fois les deux dérives construites, je les passe en peinture avant de venir mouler dessus les puits de dérives. Au passage, c'est l'occasion de faire un peu de cosmétique sur les safrans du bateau !


Avant... / ... apprêt !


Moulage du puits de dérive bâbord.
      Suite aux incidents survenus à bord du bateau, il ne reste qu'un morceau de mât d'environ 3,50 m au lieu des 11 m d'origine... Le grand frère du 716, le numéro 800, revient de la Mini Transat 2013 avec un mât cassé en deux parties qui ont pu, elles, être récupérées.

     Je manchonne le tube au début de l'été pour le prêter à Frédéric Denis qui va remettre à l'eau le 800 réparé par nos bons soins. Je le récupérerai en fin de saison où la dernière modification apportée sera le remplacement des barres de flèche afin d'en modifier la géométrie (et au passage gagner encore un peu de poids idéalement placé...).

Le mât était cassé à quelques dizaines de centimètre des barres de flèche (zone brillante).


     Après réflexions et études des différentes optimisations envisagées pour la reconstruction du bateau, j'ai désormais suffisamment d'éléments en main pour lancer les travaux sur le bateau en lui-même.
     Phase ingrate qui n'a pas tendance à élever l'esprit, le ponçage extérieur... Un jour de grande motivation avant d'attaquer la reconstruction intérieure, je tombe la peinture du pont côté bâbord.


Mode Scarface


    Le nouveau roof est quant à lui préfabriqué sur un mannequin mâle latté ayant déjà servis à réaliser les roofs des numéros 800 et 850. Légèrement plus large que celui d’origine de Raoul Pastèque, cela facilitera le futur assemblage. Pour la petite histoire, les moules de pont ayant déjà servi à la construction initiale du bateau et qui ont été la raison du premier contact avec l'ancien propriétaire du 716 n'auront finalement pas été réutilisés…  



Le mannequin latté...           ... la mousse assemblée !


Pointe-à-Pitre c'est tout droit !


     Dans le même temps, je m'active à l'intérieur du bateau. Les sujets à traiter sont nombreux, je commence par reconstruire la cloison de mât, greffer les nouveaux éléments de structure ajoutés suite au déplacement du mât en arrière de sa position d'origine, réparer le ballast éventré et reconstruire le morceau de pont qui était fissuré / délaminé. 

          
               Bas de cloison de mât reconstruit, pont ouvert.               Modification de la structure.


          
     Le pont reconstruit, l'épontille en place.               Le flanc de puits de quille nettoyé et le ballast reconstruit.


Vue panoramique intérieure. Les retours monolithiques de sorties de puits de dérives ont été reconstitués.




Reste à greffer les nouveaux puits de dérives et reconstruire les flancs de puits de quille avant de poser le roof... pas de mou dans la laisse !

26 janvier 2015

En mai, fais ce qu'il te plaît

     J’applique l’adage au pied de la lettre en entrant vite dans le vif du sujet. En quelques jours, le roof, si abîmé qu'il n'y a rien à en récupérer, est retiré. Une étape qui me permettra aussi de démonter plus facilement les éléments d'accastillage boulonnés comme les winchs et les bloqueurs.


Avant décapsulage...

716 Coupé Cabriolet
     Je ne m'active pas tout de suite sur le bateau en lui-même, il y a encore un certain nombre d'éléments en cours d'optimisation par l’architecte,  constructeur et premier passionné du 716, Henri-Paul Schipman, du cabinet Lombard.
     Le retour d'expérience du cabinet sur la mise au point des prototypes s'est enrichie depuis la conception de Raoul Pastèque et ce chantier sera aussi l'occasion d'apporter différentes optimisations au bateau, toujours dans le but de le rendre plus rapide. 


Carénage de caravane...

     Le premier changement acté est celui du profil des dérives. Une des deux dérives est brisée et il faut au moins en reconstruire une, les puits de dérives ont travaillés et il faudrait au minimum les dégreffer pour réparer la coque et le pont avant de les regreffer.

     Les profils de ces appendices ont vraiment évolué - diminution de la corde (largeur) des pièces notamment - et il y a un peu de poids à gagner en faisant des puits de dérives plus simples. Il ne faut pas longtemps pour me convaincre que ça vaut le coup de construire un nouveau jeu de dérives et un nouveau jeu de puits de dérives pour aller avec.


Stratification d'une dérive dans son moule


     Contrairement aux dérives construites pour le 229, celles-ci ne sont pas pleines de mousse, la peau extérieure et la peau intérieure de la pièce sont assemblées par collage sur le bord d'attaque, le bord de fuite et l'âme de cisaillement. C'est avec des grammes qu'on gagne des kilos !


Des dérives creuses pour cranter en toute légèreté !


19 janvier 2015

L'oiseau blessé


    Avant de lancer le chantier de reconstruction du bateau, la première tâche à laquelle je m'attelle consiste à démonter absolument tout ce qui est démontable sur le bateau, de façon à identifier clairement les zones à reconstruire ou à renforcer, afin d'organiser les travaux de manière efficiente.
     A partir de ce que j'ai pu voir et trouver comme éléments dans le bateau, j'ai reconstitué ce qui m'apparaît être la suite logique des événements ayant conduits à la destruction partielle du bateau. Je n'étais pas à bord au moment de l'accident, les hypothèses que j'ai formulées à partir de mes observations ne prétendent donc pas être la vérité des faits. 

"Au début du printemps, les oiseaux revenaient." - Respire - Mickey 3D

     C'est la rupture de l'émerillon d'une poulie du palan de quille qui semble être l'élément déclencheur des soucis à bord du bateau, alors qu'il navigue en Méditerranée dans un vent très soutenu et surtout dans une mer forte et hachée. Le palan de quille sert à maintenir la quille au vent pour réduire la gîte du bateau. Concrètement, il s'agit de tenir en position le voile de quille de 2 m au bout duquel est fixé un bulbe en plomb de 300 kg. C'est donc un des endroits les plus sollicités du bateau.
     Le bout de retenue de quille, censé sécuriser les mouvements du voile, est sous-échantillonné et usé et cède sous la charge. Le voile de quille continue donc son chemin et arrache un flanc du puits de quille avant de finir sa course dans le ballast, l'éventrant, et laissant s'échapper au passage 90 litres d'eau à l'intérieur du bateau.

Le flanc de puits de quille arraché. Au second plan, le ballast éventré.
     Dans l'urgence, afin de stopper les mouvements de la quille qui se balade toujours à son gré en arrachant ce qui se trouve sur son passage, la tête de quille est amarrée à la partie verticale de la cloison de mât.
    Conçue pour soutenir la compression du mât (effort vertical), cette cloison se brise en deux et s'arrache du roof et du fond de coque.
La cloison de mât arrachée du roof et brisée dans sa partie verticale (au centre).
     Il n'y a dès lors plus rien pour soutenir le pied de mât posé sur le roof qui se fissure et s'écroule sous la compression. Le mât n'est plus soutenu et s'écroule à son tour en se brisant en trois morceaux.



Fissures du roof...

     Pour ne pas simplifier les choses, le skipper se blesse lors de l'accident et évacue le bateau, qui sera récupéré plus tard par les gardes-côtes espagnols pour être remorqué jusqu'aux Baléares.
     Les morceaux de mât sont enchevêtrés dans les voiles et les haubans, et enfoncent la coque en plusieurs zones sous l'effet des vagues, brisant une des dérives restée enfoncée et fissurant du même coup la jonction entre le bas du puits de dérive et la coque.




Un peu de boulot avant de remettre à l'eau !





5 janvier 2015

Briser le silence - Rétrospective




Plus d'un an depuis mon dernier post sur ce blog, et il y a tant à dire… Si cet espace est resté en friche, mon année, elle, a été à l’inverse bien remplie. En ces premiers jours de 2015, il est temps pour moi de rembobiner le film, et en partager avec vous les temps forts.


Mini Transat 2013, un an plus tard...

    Tant de surprises, d'émotions et de moments forts lors de cette Mini Transat édition 2013, pour le moins atypique. L’Aventure fut d'une telle richesse et d'une telle intensité que quelques mois furent nécessaires pour digérer l’expérience - si tant est qu'on finit de digérer une Mini un jour.

Plus de bout-dehors ni de drisse de tête, je ne l'avais pas forcément imaginée comme ça cette arrivée !

Dès le départ ce 13 novembre, dans la baie de Sada, j’avais la conviction déjà qu’il faudrait que je recommence. Parce que ce que j’avais appris en me préparant pendant plusieurs années, ce que j’allais engranger comme savoirs en faisant cette course, tout cela devait m’aider à faire mieux, à aller plus loin. A tirer la quintessence de ces enseignements.

J'avais également au fond de moi envie de faire, de bien faire. La mise au point du 229 s'était avérée fastidieuse, chronophage et énergivore. Quatre ans d’un travail, passionnant certes, mais implacable, qui m’avait privé d’un précieux temps d’entraînement avant le départ. De ce projet, je sortais physiquement éreinté, et nerveusement usé, au moment même où je devais, enfin, voir mon rêve aboutir.

Sur l'eau, les soucis techniques rencontrés d'entrée de jeu ont mis de côté la régate que j'étais venu courir pour la remplacer par une Aventure, certes très belle, mais qui ne correspondait pas à ce que j'étais venu chercher, ni à ce que je voulais montrer.

La Mini 2013, expérience hors du commun...

Rebondir

A l’arrivée à Pointe-à-Pitre, les premiers mots furent donc sans appel. La sensation d’être « allé au bout de l’histoire », surtout dans une édition qui avait vu tant de concurrents abandonner avant de pouvoir crier « Terre » en voyant surgir La Désirade. Mais surtout, en tête, « la prochaine ».

Avant de partir, je n'avais fait aucun plan pour la suite. Porte ouverte à toutes les envies, sans idée préconçue.

Que ce soit sur l'eau ou au chantier, j'ai passé énormément de temps sur mon bateau et je m'y étais attaché. Auprès de lui, j'ai appris énormément sur la navigation, sur la gestion d'un projet Transat, et, surtout, sur moi-même. Nous étions cependant arrivés au bout de notre cycle et c'est avec beaucoup d'émotions que je l'ai mis en vente, au début du printemps.


Au revoir 229... !


Mais le destin est farceur, et le mini pour le moins addictif. Peu
après la vente du 229, un coup de téléphone est venu bousculer mon programme - à court et moyen terme.

Quelques années auparavant, j'avais débarrassé un chantier d'un moule de pont encombrant. Un réflexe de « recycleur » qui, s’il a contribué à encombrer mon chantier quelque temps, s’est avéré finalement providentiel. Ce moule, construit sur les plans du Cabinet Lombard, avait servi à la réalisation du pont de plusieurs prototypes, dont l'excellent Raoul Pastèque, numéro 716.

Le bateau est bien connu du circuit. En 2009, il finit à la 3e place sur la Mini Transat, barré par son architecte et constructeur Henri-Paul Schipman. Aux mains de Sébastien Rogues, il fera de nombreux podium et emportera la victoire sur la première étape de la Mini 2011.

En 2013, le bateau a subit une fortune de mer, et est livré depuis à son triste sort. Il y a énormément de travail à faire pour le remettre en état de naviguer. A ce moment-là, son destin semble aussi incertain que le mien.


L'idée que ce bateau pourrait être la monture idéale pour que je retourne mettre en application ce que j'ai appris fait vite son chemin dans mon esprit.

Retour à quai...



Rester cohérent

L'équation n'est pas simple. Pour que ce nouveau projet soit une prolongation intelligente du premier, je devais disposer d'une part d'un bateau performant pouvant rivaliser en vitesse avec les bateaux les plus récents, et d'autre part de suffisamment de temps d'entrainement pour connaître sur le bout des doigts mon partenaire au départ de la Transat.

Les options ne sont pas nombreuses : acheter un proto neuf ne correspond pas franchement à mon état d’esprit, construire un bateau s’avérait nettement plus coûteux et signifiait de repousser à 2017 une éventuelle participation à la Transat.

La reconstruction avec et pour Frédéric Denis du n°800 - abîmé lors de la Mini 2013 après en avoir pris le départ en favori – a achevé de me convaincre. Le scénario le plus adapté, dans ma situation, était de récupérer un bateau compétitif que j’étais en mesure de retaper entièrement et dans un délai raisonnable.

Après une ultime visite du 716, les ingrédients sont réunis. Bien sûr, le pari n'est pas gagné d'avance car le bateau a vraiment souffert, mais je sens qu'en échangeant intelligemment avec les personnes ayant navigué et conçu le bateau, qu'en menant le chantier avec sérieux et engagement, il y a vraiment quelque chose de bien à faire. Quelque chose qui m’attend. 




Au début du printemps la décision est prise, j'y retourne !


21 décembre 2013

Retour à terre

Une dizaine de jours après mon arrivée je retrouve petit à petit mes marques de terrien...

Arrivée sans bout-dehors ni drisse de tête, je ne l'avais pas forcément imaginée comme ça cette arrivée !


Causer quand on veut et plus quand on peut, manger des produits frais, prendre une (et même deux !) douche(s) par jour, avoir un téléphone dans la poche et accéder à ses mails... pas de doutes, on a bien posé pied à terre.
Aujourd'hui le bateau est rangé, déquillé et démâté. Après une dernière phase de manutention lundi pour le charger à bord du cargo qui le ramènera en France, il ne restera ici que des souvenirs.

Cette MiniTransat est bel et bien finie. Malgré tous ses rebondissements j'ai l'impression que tout s'est passé très vite. Pas franchement l'impression d'avoir digéré, pas franchement l'impression d'être rassasié...


On est de l'autre côté... c'était pas gagné d'avance !

J'ai la chance d'être toujours en Guadeloupe et je dois dire que j'apprécie énormément de pouvoir prolonger l'expérience en refaisant le match et en se projetant sur l'avenir avec les quelques coureurs encore sur place..

Accueil au top par les coureurs déjà arrivés, la famille, les amis... Content d'être là !

Je suis vraiment content d'être arrivé, d'être allé au bout.

Je n'avais forcément pas imaginé la course comme ça, d'ailleurs pour moi la course a été de courte durée. La casse du bout-dehors deux heures après la sortie de la baie de Sada et l’enchaînement de différents pépins techniques ensuite m'ont vite fait prendre conscience que l'on prenait part à une Aventure hors-du-commun avant tout.

Changement d'environnement brutal... Vous êtes sûrs que c'est fini ? Quand est-ce qu'on y retourne ?

Pour le moment, l'heure est encore au repos et à la reconstruction physique du bonhomme. A grand coup de siestes et de cuisine créole, ça ne devrait pas trop traîner !

Techniquement, c'était très intéressant. Que ce soit en terme de conception du bateau, de gestion de la course et de sa préparation, j'ai l'impression d'avoir appris énormément et j'ai vraiment hâte de remettre tout ça en application.

Mentalement, c'était riche et... profond.

Avant / Après.  © Lucile Chombart de lauwe

Une fois de plus, je tiens sincèrement à tous vous remercier.
Famille, amis, collègues, concurrents...
Je prends petit à petit conscience de l'élan généré par ce projet, c'est très touchant et vraiment motivant pour continuer.

Il y a beaucoup de bonnes choses à tirer de cette expérience que j'espère avoir l'occasion de partager avec vous tous. J'ai un peu filmé, photographié et en ai pris plein les yeux.. au plaisir de partager tout ça avec vous au plus vite !


D'ici là bonnes fêtes de fin d'année, soyez sages... mais pas trop !

12 décembre 2013

28j, 12h, 49min et 29sec...

.... il l'a fait!

Axel a passé hier soir (mercredi 11 décembre) à 22:34:29 heure francaise la ligne d'arrivée de cette Mini-Transat 2013!

Une partie de ses supporters avait dû rentrer en France pour des raisons bassement matérielles (le degré de compréhension de nos patrons a ses limites!), une mini-partie n'est pas encore arrivée.... mais un beau comité d'accueil était tout de même sur place, et c'est depuis le "zodiac présidentiel" (comprenne qui pourra!) que notre héros à nous fut acclamé à son passage de ligne! 
 
Un cavalier qui surgit hors de la nuit...
On a entendu dire sur Radio-ponton qu'Axel a cassé son bout dehors mardi (un petit air de déjà vu!)... du coup pas de spi sur le dernier jour, combiné à peu d'air sur les dernières heures... c'est donc pour finir la 14ème place qu'Axel prend au classement proto, laissant la gloire de la 13ème à Robin Marais pour 9 minutes! Après plus de 28 jours, on se demande quand même s'ils ne le font pas exprès...

Ca file!
Au programme maintenant, causer, parler, refaire le monde (et en particulier ce dernier mois!) avec les autres Ministes, préparer le 229 pour son retour en cargo, profiter des charmes de la Guadeloupe, plage, ti-punch et tutti quanti.... et puis pourquoi pas, commencer à faire le point de ce qu'il faudra améliorer pour la prochaine Mini-Transat?!

Notre héros :-)

21 novembre 2013

Les Canaries, c'est fini!(?)

Après bien des péripéties et un faux départ plus tard, ca y est, Axel a quitté les Canaries, et on espère que c'est pour de bon cette fois! 

En pause pipi à Puerto Calero...

Un petit retour en arrière d'à peine 48 heures s'impose...
Après environ 6 jours de course (dans la nuit du 19 novembre), Axel s'approche de Lanzarote, et choisit l'option "arrêt au stand" - et il est loin d'être le seul à avoir fait ce choix, ce soir ils étaient encore 12 Minis en pause aux Canaries...

L'idée ? Dans le cas d'Axel, c'était pas mal de réparations à effectuer, son bout dehors qui avait lâché en tout début de course (mais qu'il avait bricolé en mer), tout comme ses problèmes récurrents de pilote automatique... ce qui est assez ennuyeux quand on s'apprête à traverser l'Atlantique, il faut bien le reconnaître!

Escale donc, arrivée à Puerto Calero à 1h du matin mardi 19, traitement VIP : zodiac de réception avec l'option "Arthur à bord", plutôt pratique qu'Aleph soit en régate sur place (sur le circuit RC44 pour lequel Axel travaille habituellement) :-)

Réparations du bateau et du bonhomme (c'est à dire petit déj', un peu de repos et quelques douches pour essayer de chasser les odeurs corporelles concentrées dans la combinaison sèche !), et zou, mardi soir, vers 23h, après moins de 24h d'escale, c'est (re) le grand départ!

C'est reparti!
Départ donc, on suit le 229 à l'AIS, et soudain, après environ 30 à 45 minutes de "course", son cap change... et le voilà qui fait demi-tour, direction Puerto Calero, retour au port.

L'explication, on l'a eue après (bien après...!), c'est que son "bras de mèche" tout juste rafistolé a lâché très rapidement. Étant encore tout près du port, le plus simple (et le plus sûr) était d'y retourner pour réparer: c'était le programme de la nuit dernière.... (et là on comprend mieux le manque de nouvelles!)

La journée d'aujourd'hui a été consacrée à un peu de repos (trop certainement selon Axel!) et beaucoup de réparations; comme le disait Axel, quitte à s'arrêter si longtemps, autant s'assurer que les choses sont faites proprement et qu'il ne faudra pas se ré-arrêter une nouvelle fois...

He ho, du bateau!
Le temps passé à Lanzarote, c'est, on l'espère tous, du temps de réparation en moins pendant la Transat, et c'est donc tout sauf du temps perdu. Mais ça bien sûr, c'est la "théorie", ou du moins c'est la façon dont on voit les choses, nous, depuis nos bureaux, bien loin d'Axel.... À Lanzarote en revanche, il y a eu une petite baisse de moral, pas mal de questionnement(s) et de remises en question... à 2 doigts de traverser l'Atlantique tout seul sur sa coquille de noix, pas grand chose d'étonnant en fait!

Un dernier message peu avant 23h, et ça y est, on revoit enfin le petit pictogramme du 229 s'agiter sur l'AIS, et ça, ça n'a pas de prix!

Ça y est, il bouge!
Go Go Axel .... !