5 janvier 2015

Briser le silence - Rétrospective




Plus d'un an depuis mon dernier post sur ce blog, et il y a tant à dire… Si cet espace est resté en friche, mon année, elle, a été à l’inverse bien remplie. En ces premiers jours de 2015, il est temps pour moi de rembobiner le film, et en partager avec vous les temps forts.


Mini Transat 2013, un an plus tard...

    Tant de surprises, d'émotions et de moments forts lors de cette Mini Transat édition 2013, pour le moins atypique. L’Aventure fut d'une telle richesse et d'une telle intensité que quelques mois furent nécessaires pour digérer l’expérience - si tant est qu'on finit de digérer une Mini un jour.

Plus de bout-dehors ni de drisse de tête, je ne l'avais pas forcément imaginée comme ça cette arrivée !

Dès le départ ce 13 novembre, dans la baie de Sada, j’avais la conviction déjà qu’il faudrait que je recommence. Parce que ce que j’avais appris en me préparant pendant plusieurs années, ce que j’allais engranger comme savoirs en faisant cette course, tout cela devait m’aider à faire mieux, à aller plus loin. A tirer la quintessence de ces enseignements.

J'avais également au fond de moi envie de faire, de bien faire. La mise au point du 229 s'était avérée fastidieuse, chronophage et énergivore. Quatre ans d’un travail, passionnant certes, mais implacable, qui m’avait privé d’un précieux temps d’entraînement avant le départ. De ce projet, je sortais physiquement éreinté, et nerveusement usé, au moment même où je devais, enfin, voir mon rêve aboutir.

Sur l'eau, les soucis techniques rencontrés d'entrée de jeu ont mis de côté la régate que j'étais venu courir pour la remplacer par une Aventure, certes très belle, mais qui ne correspondait pas à ce que j'étais venu chercher, ni à ce que je voulais montrer.

La Mini 2013, expérience hors du commun...

Rebondir

A l’arrivée à Pointe-à-Pitre, les premiers mots furent donc sans appel. La sensation d’être « allé au bout de l’histoire », surtout dans une édition qui avait vu tant de concurrents abandonner avant de pouvoir crier « Terre » en voyant surgir La Désirade. Mais surtout, en tête, « la prochaine ».

Avant de partir, je n'avais fait aucun plan pour la suite. Porte ouverte à toutes les envies, sans idée préconçue.

Que ce soit sur l'eau ou au chantier, j'ai passé énormément de temps sur mon bateau et je m'y étais attaché. Auprès de lui, j'ai appris énormément sur la navigation, sur la gestion d'un projet Transat, et, surtout, sur moi-même. Nous étions cependant arrivés au bout de notre cycle et c'est avec beaucoup d'émotions que je l'ai mis en vente, au début du printemps.


Au revoir 229... !


Mais le destin est farceur, et le mini pour le moins addictif. Peu
après la vente du 229, un coup de téléphone est venu bousculer mon programme - à court et moyen terme.

Quelques années auparavant, j'avais débarrassé un chantier d'un moule de pont encombrant. Un réflexe de « recycleur » qui, s’il a contribué à encombrer mon chantier quelque temps, s’est avéré finalement providentiel. Ce moule, construit sur les plans du Cabinet Lombard, avait servi à la réalisation du pont de plusieurs prototypes, dont l'excellent Raoul Pastèque, numéro 716.

Le bateau est bien connu du circuit. En 2009, il finit à la 3e place sur la Mini Transat, barré par son architecte et constructeur Henri-Paul Schipman. Aux mains de Sébastien Rogues, il fera de nombreux podium et emportera la victoire sur la première étape de la Mini 2011.

En 2013, le bateau a subit une fortune de mer, et est livré depuis à son triste sort. Il y a énormément de travail à faire pour le remettre en état de naviguer. A ce moment-là, son destin semble aussi incertain que le mien.


L'idée que ce bateau pourrait être la monture idéale pour que je retourne mettre en application ce que j'ai appris fait vite son chemin dans mon esprit.

Retour à quai...



Rester cohérent

L'équation n'est pas simple. Pour que ce nouveau projet soit une prolongation intelligente du premier, je devais disposer d'une part d'un bateau performant pouvant rivaliser en vitesse avec les bateaux les plus récents, et d'autre part de suffisamment de temps d'entrainement pour connaître sur le bout des doigts mon partenaire au départ de la Transat.

Les options ne sont pas nombreuses : acheter un proto neuf ne correspond pas franchement à mon état d’esprit, construire un bateau s’avérait nettement plus coûteux et signifiait de repousser à 2017 une éventuelle participation à la Transat.

La reconstruction avec et pour Frédéric Denis du n°800 - abîmé lors de la Mini 2013 après en avoir pris le départ en favori – a achevé de me convaincre. Le scénario le plus adapté, dans ma situation, était de récupérer un bateau compétitif que j’étais en mesure de retaper entièrement et dans un délai raisonnable.

Après une ultime visite du 716, les ingrédients sont réunis. Bien sûr, le pari n'est pas gagné d'avance car le bateau a vraiment souffert, mais je sens qu'en échangeant intelligemment avec les personnes ayant navigué et conçu le bateau, qu'en menant le chantier avec sérieux et engagement, il y a vraiment quelque chose de bien à faire. Quelque chose qui m’attend. 




Au début du printemps la décision est prise, j'y retourne !


21 décembre 2013

Retour à terre

Une dizaine de jours après mon arrivée je retrouve petit à petit mes marques de terrien...

Arrivée sans bout-dehors ni drisse de tête, je ne l'avais pas forcément imaginée comme ça cette arrivée !


Causer quand on veut et plus quand on peut, manger des produits frais, prendre une (et même deux !) douche(s) par jour, avoir un téléphone dans la poche et accéder à ses mails... pas de doutes, on a bien posé pied à terre.
Aujourd'hui le bateau est rangé, déquillé et démâté. Après une dernière phase de manutention lundi pour le charger à bord du cargo qui le ramènera en France, il ne restera ici que des souvenirs.

Cette MiniTransat est bel et bien finie. Malgré tous ses rebondissements j'ai l'impression que tout s'est passé très vite. Pas franchement l'impression d'avoir digéré, pas franchement l'impression d'être rassasié...


On est de l'autre côté... c'était pas gagné d'avance !

J'ai la chance d'être toujours en Guadeloupe et je dois dire que j'apprécie énormément de pouvoir prolonger l'expérience en refaisant le match et en se projetant sur l'avenir avec les quelques coureurs encore sur place..

Accueil au top par les coureurs déjà arrivés, la famille, les amis... Content d'être là !

Je suis vraiment content d'être arrivé, d'être allé au bout.

Je n'avais forcément pas imaginé la course comme ça, d'ailleurs pour moi la course a été de courte durée. La casse du bout-dehors deux heures après la sortie de la baie de Sada et l’enchaînement de différents pépins techniques ensuite m'ont vite fait prendre conscience que l'on prenait part à une Aventure hors-du-commun avant tout.

Changement d'environnement brutal... Vous êtes sûrs que c'est fini ? Quand est-ce qu'on y retourne ?

Pour le moment, l'heure est encore au repos et à la reconstruction physique du bonhomme. A grand coup de siestes et de cuisine créole, ça ne devrait pas trop traîner !

Techniquement, c'était très intéressant. Que ce soit en terme de conception du bateau, de gestion de la course et de sa préparation, j'ai l'impression d'avoir appris énormément et j'ai vraiment hâte de remettre tout ça en application.

Mentalement, c'était riche et... profond.

Avant / Après.  © Lucile Chombart de lauwe

Une fois de plus, je tiens sincèrement à tous vous remercier.
Famille, amis, collègues, concurrents...
Je prends petit à petit conscience de l'élan généré par ce projet, c'est très touchant et vraiment motivant pour continuer.

Il y a beaucoup de bonnes choses à tirer de cette expérience que j'espère avoir l'occasion de partager avec vous tous. J'ai un peu filmé, photographié et en ai pris plein les yeux.. au plaisir de partager tout ça avec vous au plus vite !


D'ici là bonnes fêtes de fin d'année, soyez sages... mais pas trop !

12 décembre 2013

28j, 12h, 49min et 29sec...

.... il l'a fait!

Axel a passé hier soir (mercredi 11 décembre) à 22:34:29 heure francaise la ligne d'arrivée de cette Mini-Transat 2013!

Une partie de ses supporters avait dû rentrer en France pour des raisons bassement matérielles (le degré de compréhension de nos patrons a ses limites!), une mini-partie n'est pas encore arrivée.... mais un beau comité d'accueil était tout de même sur place, et c'est depuis le "zodiac présidentiel" (comprenne qui pourra!) que notre héros à nous fut acclamé à son passage de ligne! 
 
Un cavalier qui surgit hors de la nuit...
On a entendu dire sur Radio-ponton qu'Axel a cassé son bout dehors mardi (un petit air de déjà vu!)... du coup pas de spi sur le dernier jour, combiné à peu d'air sur les dernières heures... c'est donc pour finir la 14ème place qu'Axel prend au classement proto, laissant la gloire de la 13ème à Robin Marais pour 9 minutes! Après plus de 28 jours, on se demande quand même s'ils ne le font pas exprès...

Ca file!
Au programme maintenant, causer, parler, refaire le monde (et en particulier ce dernier mois!) avec les autres Ministes, préparer le 229 pour son retour en cargo, profiter des charmes de la Guadeloupe, plage, ti-punch et tutti quanti.... et puis pourquoi pas, commencer à faire le point de ce qu'il faudra améliorer pour la prochaine Mini-Transat?!

Notre héros :-)

21 novembre 2013

Les Canaries, c'est fini!(?)

Après bien des péripéties et un faux départ plus tard, ca y est, Axel a quitté les Canaries, et on espère que c'est pour de bon cette fois! 

En pause pipi à Puerto Calero...

Un petit retour en arrière d'à peine 48 heures s'impose...
Après environ 6 jours de course (dans la nuit du 19 novembre), Axel s'approche de Lanzarote, et choisit l'option "arrêt au stand" - et il est loin d'être le seul à avoir fait ce choix, ce soir ils étaient encore 12 Minis en pause aux Canaries...

L'idée ? Dans le cas d'Axel, c'était pas mal de réparations à effectuer, son bout dehors qui avait lâché en tout début de course (mais qu'il avait bricolé en mer), tout comme ses problèmes récurrents de pilote automatique... ce qui est assez ennuyeux quand on s'apprête à traverser l'Atlantique, il faut bien le reconnaître!

Escale donc, arrivée à Puerto Calero à 1h du matin mardi 19, traitement VIP : zodiac de réception avec l'option "Arthur à bord", plutôt pratique qu'Aleph soit en régate sur place (sur le circuit RC44 pour lequel Axel travaille habituellement) :-)

Réparations du bateau et du bonhomme (c'est à dire petit déj', un peu de repos et quelques douches pour essayer de chasser les odeurs corporelles concentrées dans la combinaison sèche !), et zou, mardi soir, vers 23h, après moins de 24h d'escale, c'est (re) le grand départ!

C'est reparti!
Départ donc, on suit le 229 à l'AIS, et soudain, après environ 30 à 45 minutes de "course", son cap change... et le voilà qui fait demi-tour, direction Puerto Calero, retour au port.

L'explication, on l'a eue après (bien après...!), c'est que son "bras de mèche" tout juste rafistolé a lâché très rapidement. Étant encore tout près du port, le plus simple (et le plus sûr) était d'y retourner pour réparer: c'était le programme de la nuit dernière.... (et là on comprend mieux le manque de nouvelles!)

La journée d'aujourd'hui a été consacrée à un peu de repos (trop certainement selon Axel!) et beaucoup de réparations; comme le disait Axel, quitte à s'arrêter si longtemps, autant s'assurer que les choses sont faites proprement et qu'il ne faudra pas se ré-arrêter une nouvelle fois...

He ho, du bateau!
Le temps passé à Lanzarote, c'est, on l'espère tous, du temps de réparation en moins pendant la Transat, et c'est donc tout sauf du temps perdu. Mais ça bien sûr, c'est la "théorie", ou du moins c'est la façon dont on voit les choses, nous, depuis nos bureaux, bien loin d'Axel.... À Lanzarote en revanche, il y a eu une petite baisse de moral, pas mal de questionnement(s) et de remises en question... à 2 doigts de traverser l'Atlantique tout seul sur sa coquille de noix, pas grand chose d'étonnant en fait!

Un dernier message peu avant 23h, et ça y est, on revoit enfin le petit pictogramme du 229 s'agiter sur l'AIS, et ça, ça n'a pas de prix!

Ça y est, il bouge!
Go Go Axel .... !

12 novembre 2013

Sada... c'est quand qu'on s'en va?!

Après de multiples reports, modifications, annulations... le départ de cette Mini-Transat semble désormais proche, très proche, puisque tout indique que les Minis quitteront le port galicien de Sada demain (13 novembre), à 9h heure locale.... soit 1 mois jour pour jour après le départ initial, qui était prévu à Douarnenez le 13 octobre dernier.

Cette édition se courra donc en une seule étape, la plus longue de l'histoire de la Mini-Transat, soit 3600 miles environ, de Sada vers Pointe-À-Pitre, avec une "porte" (en fait, une bouée qu'il faudra contourner, dans le langage courant!) à Lanzarote.

Mini-Transat 2013, demandez le (dernier!) programme!

Selon les options que choisiront de prendre les concurrents, les routages les plus optimistes annoncent les premiers bateaux aux Canaries en moins de 4 jours, et les premières arrivées en Guadeloupe après 17 à 18 jours de course... Ce qui ne reste bien sur que des estimations, basées sur des prévisions météo à long terme.... et on a bien pu voir au cours de ce dernier mois à quel point les prédictions météorologiques sont fragiles! Estimations d'arrivée à prendre avec précaution donc, les coureurs quant à eux préfèrent ainsi tabler sur 24 à 25 jours de mer.

À envoyer à Coca-Cola pour le sponsor d'une prochaine course ;-)

Depuis le dernier article qu'Axel a posté de Gijon il y a maintenant une semaine, le temps semble bien long.... enfin surtout pour nous qui attendons le départ depuis la France (ou autre!), bien calés dans nos canapés! Pour Axel en revanche, pas le temps de chômer: il a fallu convoyer le bateau de Gijon jusqu'à Sada, dans des conditions de mer pas vraiment idéales (forte houle, vent...), avec en plus une panne mystère du pilote automatique sur la fin du convoyage.

Une fois arrivé à Sada, il fallait faire les dernières réparations, et puis aussi réceptionner ce qui arrivait de Lanzarote.... car si les règles de la course ont changé, les affaires d'Axel (et des autres!) étaient bel et bien restées à Puerto Calero. Et quelles affaires: méthanol pour assurer l'énergie à bord et nourriture pour l'énergie du marin! 

(Presque) toutes les affaires sont arrivées grâce à une combinaison de transport camion/ferry/route ce matin à Sada, et ont été chargées avec succès à bord du 229, en compagnie des achats de dernière minute (essentiellement du Coca pour Axel, à en croire les photos publiées sur le site de la Mini-Transat! Et même pas du Coca Zéro, évènement!).

Il reste à présent un peu plus de 10 heures avant le départ, le vrai, le temps pour les concurrents de profiter d'une dernière nuit au sec avant de s'élancer enfin vers la Guadeloupe. C'est le moment pour nous de leur souhaiter à tous (mais surtout à Axel!) bon vent!

Fin prêt pour le départ!
Pour suivre Axel, la cartographie sera actualisée 4 fois par jour (à 8h, 12h, 16h et 20h heure francaise (métropolitaine!)). Sinon bien sûr les réseaux sociaux seront mis à jour  régulièrement, toutes les infos sont ici!

6 novembre 2013

Escales Espagnoles


Veille de départ à Douarnenez  © Lucile Chombart de lauwe

Retour en images sur la dernière semaine en direct de Gijón où je passe très probablement ma dernière nuit d'escale improvisée... commençons par le commencement.


Demain, dès l'aube...  © Richard Bianchi

 Les sensations le matin du départ sont particulières...
Une nuit un peu tendue et un réveil aux aurores, une "foule" inhabituelle autour et sur les pontons, la présence des proches, l'intensité des regards échangés avec ceux qui restent autant qu'avec ceux qui partent...


© Audialog

On était prévenus, cette entame de première étape à destination de Lanzarotte s'annonçait pour le moins virile. D'entrée de jeu, on n'a pas été déçus !
Comme vous avez pu le suivre, l'évolution défavorable de la météo a poussé les organisateurs à raccourcir la course à Sada (près de La Corogne) puis à tout bonnement annuler l'étape et dérouter la flotte vers Gijón.
Décalé dans l'Ouest, j'ai peu souvent été à portée VHF de mes petits camarades ou d'un bateau accompagnateur pouvant me relayer les décisions de la direction de course. Ayant quand même réussi à récupérer une météo, je me suis fait une bonne journée dans la molle à essayer de penser à autre chose pour pas trop flipper me demander comment je ferai pour arriver à Sada dans du vent vraiment peu maniable et une mer encore moins !  

Quand le vent rentre et que j'arrive à nouveau à avancer de façon significative vers le sud et le Cap Finisterre, j'intercepte une communication VHF avec un concurrent et un bateau accompagnateur venu le chercher pour lui dire de faire route sur Gijón. Je tire la barre, ça accélère, 150 Nm devant l'étrave..


Le Mini, c'est une machine à laver un bateau humide, dès que ça accélère un petit peu et/ou qu'il y a des vagues, on reçoit "quelques" embruns. Alors forcément quand on arrive, la première chose à faire c'est de tout faire sécher et des choses qui finissent trempées, on en trimbale !!



Après de nouveau quelques jours d'attente et d'incertitude, de débats plus ou moins productifs et de propositions de solutions plus ou moins pertinentes, ce mardi 5 novembre une décision est prise : les bateaux réfugiés à Gijón partent en convoyage vers Sada rejoindre le "Club des cinq" déjà sur place pour espérer y donner le 12 novembre le départ de la plus longue étape jamais courue sur la MiniTransat..

Exit donc l'escale aux Canaries et en route pour 3700 Nm (7000 km) et un voyage intérieur encore plus profond que prévu...


Après cette annonce ma priorité a été de valider une solution pour faire rapatrier depuis les Canaries vers Sada mon avitaillement (fringues et nourriture) prévu pour (feu) la seconde étape.
Préparation de la nav (repérage de la route), un peu de nourriture fraîche pour éviter de taper dans l'avitaillement prévu pour la course pendant le convoyage, un bon coup de rangement dans le bateau et inévitablement quelques petites bricoles et me voilà ce soir fin prêt à prendre la mer vers le Cap Finisterre.


D'après les derniers fichiers météos, il semblerait pas trop bête de partir demain en fin d'après-midi... à bientôt pour des nouvelles de là-bas !

30 octobre 2013

Flash Info: Cap sur Sada!

Après moins de 24h de course, déclenchement du plan B par la direction de course: la flotte ne fait plus route directe vers Lanzarote, mais fera escale à Sada (près de la Corogne, en Espagne)...

La raison? Les vents forts prévus les 1er et 2 novembre sur le Cap Finisterre, qui pourraient mettre en danger la queue de la flotte: entre les premiers et les derniers, le comité de course estime qu'une fenêtre météo de 4 jours est nécessaire afin que tout le monde traverse le Golfe de Gascogne.

La situation actuelle des coureurs (30/10 à 20h) et les prévisions météo du 01/11 à 13h...
La course continue bien sûr, le classement de la première étape sera fait sur le temps cumulé des 2 "demies-étapes", Douarnenez-Sada et Sada-Lanzarote.

Au dernier relevé, Axel assure une trajectoire plein Ouest depuis déjà plusieurs heures, une tactique qui dans l'immédiat lui a fait perdre quelques places au classement, mais qui, on l'espère, lui sera bénéfique lors de la descente sur Sada.

29 octobre 2013

Enfin partis!!

Après 16 jours à tourner en rond sur les pontons de Port-Rhu (Douarnenez pour les non-initiés!), les 84 Minis(tes) ont finalement pris le départ de la Mini-Transat, ce matin à 9h, tout droit direction Lanzarote!

Pas d'escale à Gijon au programme, le comité de course a préféré, au vu des fichiers météo, une option directe.

À vos marques, prêts... partez!
 
Ce soir, au dernier relevé de la journée (mise à jour de la cartographie à 20h), Axel et le 229 pointent à la 16ème place du classement proto, à suivre sur http://www.minitransat.fr/cartographie.

Allez Axel, tout ton fan-club est derrière toi, fais nous rêver!

15 octobre 2013

Toujours à Douarnenez...

Après 48h de course, les minis sont déjà sévèrement malmenés dans le golfe de Gascogne.
Oui, mais non. Vous êtes nombreux à savoir que pour des raisons météorologiques, le départ n'a pu être donné dimanche.
Après une quinzaine idéale pour la préparation du bateau, le temps se gâte, l'automne arrive.


Lundi 14 à 18h, le contenu du briefing coureurs était le suivant :

- Départ dès qu'une fenêtre météo s'ouvre, il faut être prêt.

- Situation météo vraiment pas terrible pour nous jusqu'à milieu/fin de semaine prochaine (!), à prendre avec des pincettes bien entendu car visibilité sur l'évolution des systèmes météos à moyen terme pas forcément fiable.

- Potentielle fenêtre mercredi 16 octobre, à préciser lors du briefing du mardi 15 à 18h. (Pour info, fichiers météo du mardi matin pas du tout enthousiastes !)

- L'éventualité d'aller poireauter en Espagne et plus particulièrement à Gijón est envisagée. D'un côté, ça raccourcit la route pour aller aux Canaries et nous permettrait de profiter de deux fenêtres courtes au lieu d'attendre en vain une fenêtre suffisamment longue pour aller d'une traite aux Canaries. D'un autre côté, on n'aura pas l'air plus malin à poireauter à Gijón sachant que pour en repartir, ça sera pas simple !

Samedi matin au Cap Finisterre, ça pique !!

En bref le 15/10 à 12h05 : texto de l'organisation indiquant que les bateaux n'ayant pas participé à la parade de dimanche ne seront pas transférés avec les autres à Tréboul aujourd'hui... ça ne sent pas le départ demain !



Mettre à profit ces instants de répit...



Dimanche 13 : une parade dans la baie en attendant le vrai départ...

Ce week-end de départ reporté a donc eu une saveur particulière. Certes pas de direct à la télé, une émotion qui sera différente le jour du départ mais surtout pour moi l'opportunité de me rendre un peu plus disponible pour tous les fidèles supporters ayant fait le déplacement, ce qui était bien agréable !


Une occasion de plus pour valider le fonctionnement du bateau !

Au programme désormais, repos, repos et repos, ponctué de briefings et de bricolage sur le bateau (on trouve toujours à faire !)

Atelier réglage de mât !    © Richard Bianchi


Audio 2000 et Pavillon Noir rejoignent l'Aventure !

L'organisation de la MiniTransat a eu l'excellente idée de mettre en place un parrainage entre chaque coureur et une enseigne Douarneniste, opportunité de plus pour impliquer les acteurs de la vie locale dans la course.


J'ai pour ma part la chance d'être parrainé par Audio 2000 dont l'actuelle gérante, Caroline, a fait beaucoup pour me permettre de préparer le départ dans de bonnes conditions.

L'équipe d'Audio 2000 Douarnenez en visite sur le bateau.

Dans la continuité de cette rencontre fortuite, c'est le magasin Pavillon Noir de Quimper qui à son tour s'implique dans l'Aventure en m'aidant à m'équiper des derniers matériels nécessaires pour passer les contrôles de sécurité.



- En aparté -

Vous êtes nombreux à avoir répondu à mon appel à l'aide et c'est grâce à vous, à vos messages d'encouragements, à votre présence, grâce à cet enthousiasme que vous créez que je continue à avancer avec sourire et détermination... encore une fois, MERCI !

7 octobre 2013

Demandez le programme !

Avant la course

Vous souhaitez passer du côté de Douarnenez, voir les bateaux, ressentir l'ambiance qui règne sur place à une semaine du départ... les choses à savoir :
- Le village de la course sera ouvert tous les jours de 10h00 à 19h00.
- Mercredi 9, de 18h00 à 19h00, l'enregistrement d'une émission TV spéciale MiniTransat pour Tébéo.
- Jeudi 10, de 17h30 à 18h30, l'enregistrement TV de l'émission le Café de la Marine
- Vendredi soir et Samedi soir, l'enregistrement d'émissions radios en direct pour France Bleu Breizh Izel

Et pour clôturer la semaine en beauté, le jour du départ :
- à 10h30, sortie des bateaux commentée à l'écluse du Port-Rhu.
- 13h, Départ de la course en direct sur France 3 Bretagne et Guadeloupe 1ère. (Lignede départ dans l'alignement de la digue du port du Rosmeur)


Pendant la course

Pendant la course retrouvez toutes les infos officielles, une cartographie avec le positionnement des bateaux ainsi que différents médias sur l'incontournable site officiel de la course : http://www.minitransat.fr/



Vous trouverez également un maximum d'infos et de médias concernant le déroulement de la course pour le 229 sur ce blog, le site internet, la page facebook ou le compte Twitter du projet !